Pour la France, pour le Bonapartisme

Le projet de constitution européenne a été rejeté à une très large majorité par les Français Le taux de participation au référendum ne laisse aucun doute sur leur détermination. Il faut désormais que chaque camps en tire toutes les leçons politiques.

Le premier constat, le fossé, voire le gouffre qui s’est creusé entre la classe politique ( les élites ? ) qui a validé la modification constitutionnelle à 92%, en Congrès le 28 février, et le Peuple qui a rejeté le projet de constitution européenne à 55%.

Nos "politiques" au pouvoir sont désormais face à une alternative : soit suivre la volonté du Peuple et imposer, pour ce qui concerne la France, le souhait des Français, soit se démettre.

Le Président de la République a opéré un remaniement ministériel, rien ne l’y obligeait dans notre Constitution. Rien ne l’obligeait non plus à démissionner, sauf l'honneur. Mais pour être crédible au regard de la volonté des Français, ce remaniement doit s’assortir, au minimum, des conditions suivantes : le Ministre des Affaires étrangères ainsi que le Ministre délégué aux Affaires européennes devant être "euro compatibles" avec le vote des Français. C'est à dire plus "souverainiste" et plus social.

Du côté du principal parti de Gauche, les dirigeants actuels vont devoir se remettre en cause très profondément. Ils ne devront notamment pas oublier que 60% de leur électorat ne les ont pas suivi dans leurs illusions européennes. Vouloir rejeter la faute de l’échec sur l’autre camp du Oui, à Droite, comme certains tentent actuellement de le faire, serait suicidaire.

Oui ! C’est bien principalement la construction européenne qui vient d’être rejetée par les Français !

Cela va donc poser quelques problèmes à une classe politique française majoritairement "formatée" à régurgiter les dogmes pré-pensés par les idéologues de Bruxelles.

La classe politique européenne va devoir, pour sa part, tenir compte du Non français. Vouloir accentuer la centralisation des pouvoirs entre ses mains ne pourra que l’isoler plus encore de la volonté des Peuples. Le souffle de la démocratie va devoir porter jusqu’à Bruxelles car aujourd’hui que la France a eu le courage de dire Non, d’autres ne vont pas tarder à suivre si on leur laisse la possibilité de s’exprimer !

Dans le camp du Non, il faut cesser de tenter de déposséder les Français de leur Non afin de se l’approprier à des fins partisanes. En effet, si les électorats des extrêmes, de Droite comme de Gauche, ont suivi très majoritairement les directives de leurs partis, la victoire du Non n’aura pu se réaliser sans un vote significatif et conjoint des opposants à l’intérieur même des deux principaux partis de gouvernement. Et aucun de ces électorats ne supportera qu’une faction tente de s’approprier leur victoire. "Ce n’est pas la Droite, le Non de la France, ce n’est pas la Gauche, non plus. Le Non de la France, c’est tout à la fois, c’est tous les Français !" aurait pu dire Napoléon.

France Bonapartiste, à son échelle et à son niveau a pris une part active dans la campagne du NON, partout où des militants motivés ceux sont investis, FB a fait parler de lui. Sans soutien financier ou médiatique, sans l'appui de grands noms, sans l'appui de la Famille Impériale, les bonapartistes ont fait entendre leur voix mais nous ne devons pas nous arrêter pensant avoir accompli l'essentiel, il nous faut aller plus loin pour la France, pour le Bonapartisme.

La vérité est qu’il n’existe plus à ce jour un véritable grand mouvement Bonapartiste. Nombreux sont les Bonapartistes dispersés dans des partis, des associations, des "clubs" de gauche comme de droite ( UMP, MRC, FN, MPF, PS, etc… )!

Aujourd’hui, il appartient désormais à France Bonapartiste de passer à une étape suivante.

Si le Bonapartisme est né de la pensée d'un visionnaire isolé en pleine "déroute" de la Nation française, il peut renaître de la volonté d’un autre géant : le Peuple français ! Il nous appartient de rassembler tous les bonapartistes, tous les Français qui croient en la Nation et au Progrès Social, de faire naître le grand mouvement Bonapartiste dont notre Nation a tant besoin.

Aussi, nous appelons à se mettre à l’œuvre les coordinateurs régionaux de France Bonapartiste, les associations bonapartistes, les bonapartistes, "dynastiques" ou "républicains", isolés dont la fidélité aux idéaux prônés par les deux Empereurs n’a jamais été mise en cause, ceux enfin de nos compatriotes, jeunes et vieux, femmes et hommes, qui désirent le bâtir.

L’objectif est d’élaborer et de faire prévaloir un projet politique national se basant sur la Souveraineté Nationale et Populaire, sur le Progrès Social et l'Autorité. Un projet aux antipodes de la gauche caviar ou de l'ultra-libéralisme des tenants du Oui mais aussi aux antipodes de l'ultra-gauche et de l'ultra-droite que l'on a retrouvé dans le camp du Non.

Tous ensemble, pour une nouvelle France dans une autre Europe !

Croire et Oser !

David Saforcada