Le rétablissement de la responsabilité, voilà ce que nous voulons. En effet, celle-ci est la première garantie morale sur laquelle puisse reposer un corps social équilibré. Mais la responsabilité, pour être efficace et féconde, réclame la contre partie d'une autorité solide.  Nous n'ignorons pas que la démagogie socialiste ou communiste et qu'une certaine droite libértaire qualifieront ce recours à l'autorité de profession fasciste, anti républicaine. Nous ne pouvons que répondre par l'indifférence à une accusation si absurde.

Nous revendiquons toutes nos libertés individuelles, nous ne les concevons pas en dehors de disciplines réciproques, de disciplines collectives. Nous ne connaissons pas d'autre garantie des unes et des autres qu'une autorité centrale garante des initiatives réprimant les excès. Des dangers menacent aujourd'hui l'existence nationale, nous en sommes redevables aux abus de pouvoirs, d'attributions et au désordre de nos mœurs publiques, gouvernementales. Nous voulons donc, avant de songer à un édifice nouveau, que l'autorité rétablisse l'ordre à nos foyers, dans les administrations, dans nos cités, dans la justice.