Etre bonapartiste, c'est beaucoup moins une question de parti qu'une question de tempérament: aussi qu'ils viennent de Roubaix ou de Toulouse, de Bordeaux ou de Strasbourg, les bonapartistes sont tous les mêmes. On dirait que les pensées des deux Empereurs, en les animant, en éclairant leur raison et en échauffant leur cœur, ont frappées cette raison et ce cœur à leurs effigies, médailles de valeur ou de millésimes différents mais dont le module est conforme à un type invariable. Napoléon Ier et Napoléon III n'ont pas créé seulement des institutions, ils ont crée et crées, tous les jours encore, des hommes. Ces hommes, on les reconnaît au premier coup d'œil, nous en savons qui s'ignorent eux-mêmes, à nous bonapartistes du XXI ème siècle de leur ouvrir les yeux.

Nous, bonapartistes, n'avons ni schismatique, ni orthodoxe, puisque nous acceptons tous les principes de la souveraineté nationale, la seule dont la couronne confère un droit, la seule qui vaille la peine d'être revendiquée et conquise, c'est pour cela qu'il nous faut croire et oser.

Notre mouvement se vante d'avoir un corps normalement constitué avec un bras droit et un bras gauche. Avec une tête qui nous dit sur quoi nous ne transigeons jamais: l'unité nationale qui refuse les nouvelles féodalités locales, l'indépendance nationale qui conditionne la souveraineté populaire, la laïcité qui interdit le communautarisme, l'égalité des chances et la promotion du mérite. Des jambes pour avancer. Une poitrine où bat un cœur plein d'espoir, un cœur qui bat au même rythme que celui des Français, vide de haine ou de rancune mais qui bat loin de l'arrogance des castes qui veulent gouverner le pays et l'Europe.

C'est pour tout cela qu'il appartient à France Bonapartiste, qu'ils vous appartient de préparer le projet politique qui donnera corps à l'autre politique tant attendue depuis des années. Le défi est bien là, entre la pensée unique et le rêve nostalgique d'un passé révolu, nous devons construire un projet pour la France dans vingt ans. Pour cela il nous faut prendre la mesure des menaces comme des enjeux du futur, il nous faut hiérarchiser les objectifs car tout n'est pas prioritaire. C'est pour cela qu'après nous avoir entendu sur le quinquennat, sur la décentralisation, sur l'Irak, sur la laïcité… On va nous entendre demain sur les sujets essentiels qui détermineront le futur de la France: L'Europe, la Turquie, la participation, l'école, l'immigration, l'industrie…L'Histoire ne sera pas non plus oublier avec les bicentenaires du Ier Empire, la réhabilitation de tous les Napoléonides et le combat pour le retour des cendres de la Famille Impériale.

Cette fin d'année 2004, tout comme l'année 2005, nous verra donc lutter contre les très mauvais chemins que prendrait la France, comme celui de la "Constitution" européenne qui enterrerait notre démocratie nationale sans instaurer en aucune digne de ce nom au plan européen ou celui de l'entrée de la Turquie dans l'Union, qui risque de faire vaciller tout l'édifice. Cette fin d'année, et la suivante, nous verra aussi par le biais de notre campagne nationale de pétitions interpeller les pouvoirs constitués français afin qu'ils effectuent toutes les démarches nécessaires au retour des cendres de la Famille Impériale qui sera le point culminant de la réhabilitation de tous les Napoléonides.

Les débats ne manqueront pas, nous ne sommes pas dotés comme certains en "apparatchiks", nous ne sommes pas soutenus par de gros intérêts. Nous ne sommes les prisonniers de personnes. Nos atouts sont notre liberté, notre audace mais aussi notre tête et notre cœur.

Alors pour nos idées, pour notre France rien de plus beau que de croire et que d'oser !

Les Bonapartistes